samedi 22 octobre 2011

L'Afrique Nouveau Monde 2.0 : G20 de l'Internet à Bercy

J'ai donc été invité par le Ministère de l'Economie Numérique, en qualité de blogueur au G20 de l'Internet. J'ai pu voir un certains nombre d'entre vous, avant ou pendant, et c'est des occasions comme cela que j'apprécie de pouvoir venir sur Paris. Merci à vous. Comme promis, je vais vous donner mon ressenti sur cette première pour moi. Je ne regrette rien, d'ailleurs ce n'est pas dans ma nature. J'ai eu un coup de coeur pour le Kenya, représenté par son ministre des TIC, qui a déjà depuis quelques temps déjà son portail opendata, tandis que la France va le lancer à la fin de l'année seulement je dirai. Le deuxième serait pour le Maroc avec de nombreuses initiatives. Dans ces deux exemples, c'était surtout une volonté politique réelle d'utiliser les TICs pour l'amélioration du quotidien. Microsoft et Google avaient un stand pour proposer, l'occasion pour moi d'en apprendre un peu plus. Avec ses nouveaux contacts, notamment Microsoft, nous avons parler du MIC (Microsoft Innovation Center de Mons en Belgique) et également d'Euratechnologie de Lille. Ma conviction de ses structures étaient déjà faites, elles ont été confirmées.



Ce que j'ai voulu retenir :
Neelie Kroes, commissaire européenne de l'Economie Numérique a fait une intervention remarquée sur la nécessité urgente de faire un marché unique du numérique et l'auto-régulation de ce même marché pour éviter des législations trop dures et inutiles. Elle a interpellé plusieurs fois notre ministre pour convaincre notre président d'accélérer l'initiative. D'une manière générale, il en ressort la nécessité de faire un partenariat intelligent entre le privé et le public. Par ailleurs, le consensus semblait être le maître mot de cette journée pour dire que l'innovation des services va créer les conditions financières naturelles du financement des infrastructures. Stéphane Richard, PDG d'Orange, s'est opposé à la taxation des fournisseurs d'accès. Si je suis d'accord avec lui, je lui mets quand même un carton rouge pour son manque de vision. Il n'a pas assez écouté le Kenya et le Maroc. Il a voulu nous faire croire que les 3000 chercheurs du groupe était une justification suffisante. Il nous a donné l'exemple de Dailymotion : en terme d'utilité quotidienne pour les gens, cela n'apporte rien, donc ce n'est pas une innovation de services porteuse d'emplois. Google nous a informé que la moitié des vidéos Youtube en France étaient vu par l'extérieur, une justification de l'importance d'une régulation internationale et non nationale.

Les questions en suspend ?
Tout le monde, à l'exception notable de la Russie, prône une régulation internationale sur la protection de la vie privée. Si la Russie ne le nie pas, elle a affirmé qu'elle imposera en plus une régulation nationale à ses concitoyens. Par ailleurs, un consensus large s'accorde sur le besoin pédagogique des internautes vis à vis des données privées et publiques sur les réseaux, à la place d'une régulation par les Etats. A écouter les intervenants, on avait l'impression que la LOPSSI, ACTA, etc... n'avait pas lieu d'exister : serait-ce l'abandon de ces lois ? On sait que notre président l'avait dit que cette possibilité existait. Là encore la vision globale proposée par le Kenya et le Maroc a été exemplaire. L'Afrique a montré qu'elle prenait son destin numérique en main, c'est la très bonne nouvelle de cette journée. Le Kenya a affirmé avec modestie la volonté de prendre la tête de ce leadership. De ce fait, et c'est en discutant dans le train au retour avec un brésilien, il y a une région qui a été complètement absente c'est l'Amérique Latine ? Pourquoi ? J'aimerai beaucoup avoir des réponses à ce sujet.

La source de croissance a exploré :
L'Internet représente de plus en plus d'importance dans la croissance des économies, de 15 à 21% du PIB, mais l'éclatement des acteurs rend difficile sa visibilité contrairement à l'automobile par exemple avec Sochaux et Valenciennes par exemple pour la France, qui à eux seuls représentent un part importante des emplois. L'explosion des contenus et de la connectivité nécessite le financement de nouvelles infrastructures techniques. Son financement passe par l'innovation des services rendus, donc des services à fortes valeurs ajoutées pour les utilisateurs => la fin de la société du divertissement ? Pour le Kenya et le Maroc, c'est une évidence, ils ont choisi de zapper cette partie du numérique. C'est aussi eux qui ont mis en évidence la difficulté pour les Etats de financer dans la durée ces investissements, donc ils prônent dès le départ pour un mode financement adapté au long terme.

Pour ceux qui sont intéressés, je mettrai à jour l'article avec des liens vers des documents du G20 de l'Internet, notamment les schémas montrant l'explosion de la connectivités et des contenus.

Ils en parlent sur le Web :
Benoît TABAKA : Nouveau Monde 2.0 en 10 points
Gonzague DAMBRICOURT : Et si Internet n'existait plus ?
L'exemple donné par le Ministre kenyan des TICs : Créer de la valeur ajoutée pour les fermiers





Bookmark and Share




Aucun commentaire: