vendredi 8 juillet 2011

Twitter vaut 8 milliards, Networkvb vaut 1 milliard

Dernièrement, c'est Twitter qui a fait l'actualité avec une nouvelle valorisation estimée à 8 milliards. On s'aperçoit donc que toutes grandes sociétés des TICs cherchent à être valorisées à au moins 1 milliard. Serait-ce le nouveau ticket d'entrée pour réussir ? Avec mon brin provocateur, je considère donc que mon projet vaut au minimum 1 milliard.

Depuis le début de l'année, on parle aussi d'une nouvelle bulle Internet. Pour vous rassurer, vous lisez que la situation n'est pas la même qu'il y a dix ans. C'est vrai. Aujourd'hui, nous savons que le Web est devenu incontournable puisqu'il représente une part non négligeable dans la croissance économique, 25% du PIB en France. Le danger ne vient pas tant de ces sociétés, mais plutôt d'un assèchement du financement pour l'ensemble du reste de l'économie.

Ces valorisations sont basées sur le nombre d'utilisateurs de la plate-forme et sur la publicité. C'est un modèle économique qui a fait ses preuves et il est orienté BtoC. Avec l'arrivée de Google+, il semblerait que l'on glisse petit à petit vers du BtoB. Ce changement se fait par de légers glissements encore peu perceptibles. le projet " Networkvb " est orienté définitivement et dès le départ BtoB, avec une démarche OtoO (One to One), donc un modèle économique avec des services à la carte par forfait.

Si l'on change de modèle économique, la valorisation devrait être revu à la hausse ou à la baisse, plutôt le second cas. Or, on se bataille toujours pour capter le plus d'utilisateurs, pour être le plus gros, pour avoir la plus grande valorisation. On remet même en cause l'écosystème créé en rachetant les sociétés-satellites, Twitter qui rachète des start-up pour intégrer directement le service par exemple. Je trouve que cela appauvrit l'écosystème, donc la valeur de l'entreprise, d'où pour moi une survalorisation. D'ailleurs à chaque introduction, on constate une chute du titre dans la journée.

J'aimerai beaucoup que les spécialistes du secteur viennent commenter cet article pour donner leurs positions à ce sujet. Quant aux autres lecteurs votre sentiment sur le sujet est tout aussi important, cela peut orienté le secteur vers un peu plus de modération dans leurs pratiques.




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2 commentaires:

Cedric a dit…

Métier du futur : créateur d'idée pour grande entreprise en mal d'inspiration.
Tu créé un service lié à un grand de l'internet, tu te fais remarquer, tu prends tes millions qu'il te propose et tu recommence.
Donc je dirais que non, ça ne provoque pas l'assèchement de l'écosystème. Il faut juste profiter de l'écosystème pour y gagner.
Les gens vont trouver de très bonnes idées pour les vendre le plus chères possible, plus il y a de concurrences plus les idées seront bonnes, donc cela provoque une stimulation de l'écosystème.
Je l'ai déjà fait 2 fois, et a chaque fois je réinvestis et je me lance dans un projet encore plus grand (par contre le prochain n'est pas à vendre).
Aucun système n'est parfait, mais il faut savoir l'étudier, l'analyser, le comprendre dans sa profondeur pour en tirer un maximum de gains (par forcement pécuniaire). En clair faire comme les bactéries, pour réussir, il faut savoir s'adapter à son environnement, hostile ou non.

Philippe Méda / Merkapt a dit…

La valeur absolue de ces valorisations excite le grand public et cela est compréhensible. C'est un peu comme de discuter du salaire des joueurs des foots. Et l'analogie est assez juste finalement : face à des resources économiques très limitées le grand public cherche une logique aux montants échangés. A vrai dire il 'ny a pas de logique profonde, pas de mathématique à la valorisation.

Il s'agit plutôt de valorisations relatives : les premières entreprises d'un secteur vont probablement capter l'essentiel des investissements privés, les autres ramassent les miettes. Et le top 3 ou 5 va ramasser le jackpot.

Et tout cela n'a je pense, que peu à voir avec une distinction B2B ou B2C. La valorisation est essentiellement un mécanisme "B2B" puisque financier, sur lequel le public cherche à porter un regard "B2C" qui est inadéquat.

Ceci étant dit, je pense qu'il y a effectivement une bulle financière internert / startup. Nous vivons un changement tectonique : les marchés comprennent qu'internet est maintenant un secteur parfaitement tangible qui imprègne toutes les économies développées. Cela conduit à des enthousiastes immodérés qui vont finir par se stabiliser.

La stabilisation proviendra probablement non pas d'iun crash des activités internet (bien au contraire), mais plutôt de la réalisation que le reste de l'économie continue à être là et reste intéressant...