samedi 2 juillet 2011

Modèle économique opendata sémantique

Dans le monde de l'opendata, la RATP s'est faite remarquer ces derniers temps, en refusant l'ouverture de ses données et en s'opposant à la diffusion de celles-ci. Cette attitude tranche avec la volonté de la mission Etalab d'ouvrir les données dans le cadre du portail français de l'opendata.

Si la règle du projet opendata français est la gratuité, les exceptions risquent d'être nombreuses, d'autant qu'elles sont possibles. Des organismes et non des moindres, l'INSEE pour ne pas le citer, vivent de ces données.

Nous sommes donc bien dans une recherche d'un nouveau modèle économique. Le projet Networkvb s'intéresse naturellement à ces questions et souhaite activement participer à l'élaboration de réponses adaptées.

Depuis le dernier article, vous connaissez la philosophie du projet : la contextualisation des données brutes. Dans les TICs, le modèle économique dominant est basé sur la publicité. Qu'en est-il pour l'opendata sémantique ? Nous avons plusieurs acteurs possibles et je dirai que c'est avant tout une relation BtoB à la base.

Prenons l'exemple de la RATP, qui manifestement est sur la défensive dans ce domaine, l'opendata lui permettrait :

- d'informer plus rapidement, quasi temps réel, du traffic
- de bénéficier de nouveaux savoir-faire pour améliorer la qualité de service
- d'établir une cartographie précise des mouvements de personnes
- de participer à la politique du transport en région parisienne

En admettant que " Networkvb " utilise les données de la RATP pour faire une application sur mesure pour les voyageurs. La RATP au lieu de s'y opposer pourrait nous demander d'améliorer et / ou d'élargir le champ d'application, de ce fait cela deviendrait une application officielle RATP. Nous voyons bien que nous sommes dans une relation BtoB, donc inter-entreprises. L'usage des données est gratuite, le service est payant, la plus-value est dans l'amélioration de la qualité pour le consommateur final (ici la personne transportée). Le coût du service doit être inférieur au " coût de dégradation " (perte de C.A à cause d'une qualité de service non adaptée).

Pour les organismes publics, il s'agit de changer de vision, de l'élargir. J'utilise très peu, voire pas du tout les données publiques. Pourquoi ? Aucune valeur ajoutée pour moi, car ce sont des données macro-économiques que je suis obligé de retravailler. L'opendata sémantique donne ainsi une valeur ajoutée dès le départ, ainsi les organismes publics qui joueront le jeu de la gratuité des données pourront continuer à en vivre : le service payant, même plus cher, sera accepté car il correspondra à une valeur plus juste. Pour la mission Etalab, la gratuité ne devra pas être une exception mais bien la règle.

Toutes mes coordonnées sont sur la page contacts, n'hésitez pas à laisser vos commentaires pour participer au débat.





Bookmark and Share

2 commentaires:

Cedric a dit…

Salut Vincent, j'espères que ton séjour à Paris a été instructif.
Pour info, la régie d'on ne prononce pas le nom car c'est une marque est quelle est très tatillonne sur son image, as fais retirer du marché des données la concernant car justement elle venait de sortir une application mobile qui reprend justement les avantages que tu mets en avant (horaires, info en temps réel, géolocalisation, etc...).

Vincent BARBEROT a dit…

Salut Cédric,

Mon séjour a été très mouvementé, j'ai les réponses à mes questions : c'est l'essentiel.

Je suis revenue très épuisé, du coup j'ai très bien dormi. ;-)

Dans le cas que j'ai mis en avant, je dis simplement que l'on met à disposition des données gratuites pour permettre une émulation interne et externe à l'entreprise. Si l'externe sort l'application plus vite : On se met autour de la table et on négocie la rémunération.

Racheter celui qui a été plus vite est quelque chose de naturel.

Avoir des versions officielles et non-officielles aussi.


Donc vouloir interdire une application est un non-sens pour moi, à moins de protéger un monopole. A la limite, une action citoyenne permettrait de récupérer légalement les infos et de les utiliser, donc aller contre ce mouvement d'ouverture est contre-productif. J'ai mis le lien de l'article en copie dans mon tweet, on verra s'ils réagiront.