mercredi 6 juillet 2011

Google+ : un écosystème fermé en devenir

La bataille des géants va accoucher d'une souris. J'ai pu tester Google+, j'ai aimé l'application. Vais-je basculer vers Google+ ? Non.

Jusqu'à présent, mon usage des outils Google était un usage personnel limité, à l'exception notable de Blogger. Et maintenant ? Rien ne va changer.

Je n'ai pas signé un chèque en blanc à Google pour gérer mes données, je n'ai aucune raison de m'enfermer dans un écosystème que je n'ai pas choisi.

Au premier abord et à la lecture des premiers articles, Google+ veut concurrencer Facebook, donc on copie tout. J'ai tout mis en place sur Facebook. Pourquoi devrais-je basculer ailleurs pour avoir la même chose ? Sachant que les deux protagonistes mettent une ligne Maginot entre eux pour que l'utilisateur ne puisse pas facilement basculer toutes ses données l'un vers l'autre.

Nous sommes des entrepreneurs, pas des girouettes. Même si Google+ gère mieux certaines choses que Facebook, sans rupture d'innovation je ne basculerai pas d'un service vers un autre. L'objectif n'est pas d'être le plus geek possible, c'est de pouvoir développer au maximum son entreprise.

Je parle beaucoup des entreprises, et pour les particuliers ? Pour moi, c'est pareil. Pour développer son identité numérique, il a besoin d'élargir ses horizons. S'il s'enferme dans un écosystème, son identité numérique sera le reflet d'une pensée unique et professionnellement, il s'appauvrira. Pour preuve, l'obligation d'avoir une adresse Gmail. Pour développer son activité, il faut développer sa propre identité numérique, sa propre marque. Google l'a compris pour lui en uniformisant ses marques, mais ne le permet pas de le faire pour ses utilisateurs.

Beaucoup d'entre vous ont déjà réagis sur leurs propres blogs, n'hésitez pas de donner votre point de vue par rapport à cet article ici et de renvoyer sur votre blog en mettant un lien.



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11 commentaires:

Sébastien Desbenoit a dit…

Je pense comme toi que Google plus ne connaitra pas le succès qu'on lui annonce. Du moins, pas en l'état : je suis tout a fait conscient que le système est encore de création, qu'il manque beaucoup de fonctions, mais il y a des points qui sont loupés. J'en parle dans un article sur mon blog : Google+ une idée géniale avec une erreur fatale.

Pour revenir sur ton article. J'ose espérer que la limitation à un compte GMail est temporaire et j'ose espérer que tout n'est pas bâti autour de cela. Mais visiblement, ce n'est pas le cas : Google a déjà supprimé la recherche en temps réel via twitter et les profils twitter sont tombés dans les résultats...

Cedric a dit…

Tu parles d'un écosystème, il est quand même gros comme écosystème. En tant que propriétaire de site, il serai dommageable de se fermer une part non négligeable du marché. Si je me base sur les stats de mes sites et que je fais la moyenne de tout, globalement, Google me rapporte un peu plus de 60 % de mes nouveaux visiteurs.
Je dis que c'est une plateforme de plus sur lequel il faut se trouver, sa demande un peu plus de travail et d'adaptation. Il est très facile maintenant de publier quelques choses sur son blog et que le transfert se fasse automatiquement sur les différents réseaux sociaux.
La suprématie de Google est là, pour l'histoire du compte gmail, je dirai que c'est normal, ils sont là pour faire du business (tu en ferai autant à leur place). Un bon webmaster doit avoir un compte mail sur toute les grandes plateformes, simplement pour tester la réception des e-mails qu'on envoi. Un robot va me chercher mes mails 3x par jour automatiquement et me les mets dans ma boîte principale (encore un peu de taf et d'adaptation).
Et pour le contrôle des données c'est un point de vue, faut peut être lancer le débat sur "qu'est ce qu'on met et qu'est ce qu'on garde", c'est sûr que des infos publicitaires et autres buzz cela n'a pas trop d'importance que Google centralise tout, par contre des stratégiques ou sensible, là par contre, je ne suis même pas friand de le mettre sur le cloud, (Google ou autre) voir l'affaire dropbox (voir ici)
En résumé le plus important est de savoir ce que l'on fait sur la toile, car chaque clic, chaque choix a son importance, avec ou sans Google.

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Sébastien et Cédric pour vos commentaires.

Sébastien, nous avons échangé nos points de vue respectifs sur nos propres blogs, je n'ai rien d'autre à ajouter.

Cédric, je n'ai pas la même chose du point de vue de mes statistiques. Les principales sources sont certes Google, mais aussi Twitter et Facebook. Je n'ai pas de dépendances particulières vis à vis de Google. Le nombre de pages vues de mon blog est sensiblement croissant quand je communique sur d'autres sites en laissant des commentaires, donc en dehors de l'écosystème Google.

Je n'ai donc pas besoin d'utiliser toute la panoplie Google pour mon activité. Tout à chacun peut faire de même. Ton intervention est intéressante et notamment le pourcentage de " dépendance Google " que tu donnes : 60%, le mien étant à peu près divisé par 2.

Pour le contrôle des données, nous avons toujours partagé le même point de vue. Quand à l'idée d'avoir une adresse mail spécifique sur chaque grande plate-forme, je suis sceptique sur le sujet.

Cedric a dit…

en résumé tu peux doubler par 2 les nouveaux visiteurs sur ton blog en incluant un peu de "Google", pour indication, j'ai 38% de nouveaux visiteurs donc j'ai en moyenne 23 % de visiteurs qui viennent de Google, pour ceux qui viennent de facebook ou Twitter en général ce sont déjà des personnes qui sont venus

gsempe a dit…

Google+ est un réseau supplémentaire on ne peut qu'être d'accord. Par contre comme personne ne sait si c'est un train à laisser passer ou à prendre pour des personnes comme nous qui sont dépendantes de leur visibilité sur le net il faut se positionner.
Sinon pour la problème des données Google à publier un nouvel outil qui s'appelle takeout pour les exporter https://www.google.com/takeout

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Guillaume d'avoir pris le temps de commenter.

Ta première partie rejoint notre discussion avec Cédric : Google est incontournable comme moteur de recherches, donc il faut y être. Dans ce cas, je me place dans la situation où pour ma visibilité, je dois maitriser les outils Google. Cela sous-entend et l'on considère comme acquis le monopole de Google.

Cédric me disait très justement qu'en utilisant Google je pourrais doubler mon nombre de pages vues. Il faut savoir que j'ai déjà multiplié par 5 sans Google, je suis en train de le doubler par 2 à nouveau sans Google. Si l'on reste dans cette démarche, nous allons vers l'éternel débat : quantité vs qualité. Tu as compris que je suis pour la deuxième solution.

Dans les faits, la dépendance Google peut être contrée.

Quant à Takeout, on m'avait déjà fait la remarque. Je viens de le tester. Dans un premier temps, tu télécharges un zip, ensuite les contacts sont au format vcf et le profil est en format JSON. Tu avoueras que ce n'est pas le plus pratique en terme d'usage pour l'utilisateur lambda.

Christian Renard a dit…

Je comprends que la stratégie de Google est plutôt tournée vers les entreprises en leur permettant avec Google + une relation conversationnelle triangulaire (Client/ Marque/Conseiller) et hybride (alliant le virtuel et l'humain) combinant de manière transparente la Voix, la Vidéo, le Chat, l'e-Mail. La version "business" arrive d'ici quelques semaines. La promesse : un éco-système "conversationnel" Marque hors pare-feu qui risque d'être un élément clé dans le changement de sens du marketing et la réintégration des personnels en contact avec les clients dans la boucle CRM
Un billet récent sur le sujet : Les entreprises sont en retard sur leurs clients : 3 énergies pour les rattraper
http://bit.ly/lZ1Ta2

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Christian pour ce commentaire. il semblerait en effet que Google se tourne vers un modèle BtoB. Pourtant le modèle économique qui nous amène à des valorisations vertigineuses s'appuie toujours sur un modèle BtoC ou le nombre est privilégié à la qualité.

Google annonce officiellement que les entreprises ne doivent pas utiliser pour l'instant Google+, ils doivent attendre justement cette fameuse promesse.

Quant à votre billet, ce décalage entre particuliers et entreprise est de notoriété publique depuis des années. Aucune véritable solution n'a été apportée jusqu'à présent. Est-ce que le nouveau virage symbolisé par Google+ va y parvenir ? Je laisse chacun juger.

Lilian Mahoukou a dit…

Idem je ne pense pas utiliser Google Plus tant que çà. Les outils dispo sont déjà suffisants et mon but personnel est plutôt de rationaliser, de passer du temps gagnant sur les médias sociaux.

Martin Lessard a dit…

Il se pourrait qu'il soit trop tard pour G+ pour faire changer les gens de place. Il n'y a effectiveent pas de fonctionnalités killer au point de changer de réseau tout de suite. La valeur réside encore dans sa communauté. Et G+ est encore trop jeune...

Frédéric Charles a dit…

Attention au principe : Goog enough technology
Ce n'est pas la peine d'avoir toutes les fonctionnalités le premier jour