samedi 14 mai 2011

Pour réussir, devenez curieux

Cet article fait suite à celui sur le branding et la e-réputation que vous pouvez retrouvez ici

L'outil ne fait pas tout, il favorise tout de même ton autonomie sur le poste de travail et donc ta valeur professionnelle. Je suis surpris d'entendre encore de nos jours des personnes allergiques à l'informatique, d'une manière générale à la technique. Grâce à l'économie de la connaissance, il est possible à tout à chacun de se développer professionnellement, de se former soi-même.

Pour réussir, devenez curieux. Le secteur du e-learning va en être bouleversé, les cartes redistribuées au bénéfice de la formation continue individualisée et à la carte. On en parle très peu de ce secteur et pourtant il a en main le rôle principal dans le développement économique à venir. Et vous seriez-vous prêt ?







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11 commentaires:

Sophie T a dit…

"Se former soi-même" est indispensable ! Ne serait ce professionnellement mais aussi intellectuellement.Plus j'avance, plus je me dis que je n'aurai pas assez d'une vie pour continuer à apprendre. Il est dommage qu'en France, trop peu d'organismes offrent des formations à la carte ( des thèmes de quelques heures, voire deux ou trois jours).Quelques privés commencent à proposer ce type de formation, mais cela reste onéreux.
Alors oui, il faut continuer à être curieux et chercher en permanence, les réseaux sociaux y aident et toi Vincent y contribue bien.

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Sophie pour ton commentaire et pour ta fidélité au blog.

Pour moi le e-learning doit évoluer vers la gestion des connaissances (Knowledge Management), ce qui implique un " Personal Branding " très fort, donc une présence numérique plus professionnelle. En résumé, on ne donne pas au formé un poisson pour qu'il mange, mais on lui donne les moyens de savoir pêcher.

Cedric a dit…

Je rejoint @Sophie sur le besoin d'apprendre, de se former, c'est le propre de l'homme.
Mais j'irais pas plus loin, pour moi la formation a tendance à augmenter le dogmatisme, la fermeture d'esprit, le conditionnement.
C'est l'expérience et la synthèse de pleins de sources différentes qui font réellement progressé les connaissances sur un sujet.
Pour les personnes allergiques a l'informatique, c'est leur droit, ils ont une autres approches, l'informatique n'est pas tout, la vision scientifique et / ou technologique a enfermé l'homme (et ses connaissances) dans des dogmes (je développe pas car ce n'est pas le sujet du billet mais j'ai des munitions dans le domaine).
Pour revenir à l'e-learning, c'est un support d'apprentissage alternatif, ni plus, ni moins. Pour prendre un sujet au hasard "le référencement", aucun cours d'e-learning,aucune formation, ne t'apprend réellement "l'art de se référencer", au mieux tu vas apprendre quelques "infos", les formateurs ne sont pas fou, c'est une info qui vaut de l'or, pourquoi l'enseigner a quelqu'un, il suffit de l'attirer avec des "pseudo formation" sur le référencement, le web-marketing ..., et de vendre "un pack référencement" hors de prix. C'est un sujet que je connais bien, au début je me suis formé au référencement, j'avais des résultats mais loin du compte (je me suis dis que je n'étais pas doués dans le domaine), j'ai recommencé mais en partant de 0, en ne prenant aucune vérité pour "vrai". Cela fait 5 ans et demi que j'expérimente tout ce qui est possible dans ce domaine, j'ai largement dépassé mes objectifs initiaux, et pourtant je suis a l'antipode de ce qu'on m'a appris. Combien vaut mon savoir dans ce domaine ? Dur a chiffrer mais surement plus que quelques euros.
Je parle du domaine du référencement mais c'est valable dans tous les domaines, les "maîtres" enseigne une base aux "élèves" mais garde pour eux le savoir primordial et ne l'enseigneront qu'à un "élu" qui reprendra le flambeau. (un compagnon enseigne son art à des élèves (école par ex.) mais initie son vrai savoir qu'aux autres compagnons.

Sophie Trinquand a dit…

@Cédric, tu soulèves trois sujets qui sont, à eux seuls, source de débats:
1- la formation,
2- sa monétarisation
3- l'enseignement.

1 - la formation.
Telle que nous la vivons en France, nous sommes bien d'accord que le dogmatisme nous guette. D'un autre coté, si tu perçois une formation, en tant que gain de temps, libre à toi de te faire embrigader ou pas: quand on est curieux, je pense que l'on peut prendre du recul...être assez rebelle pour douter sur certains points, et au final, faire sa sauce (ce qui constitue l'expérience de chacun à terme).

2- sa monétarisation.
Il est de bonne guerre que certains cherchent à vivre en communiquant leur savoir (cf ton vécu sur les formations que tu as eues sur le référencement): je comprends ceux qui ne peuvent pas transmettre indéfiniment, en ayant un frigo vide. Je dis juste que les prix sont quelques fois exagérés.
Ce qui m'amène au 3ème point.

3- l'enseignement.
Si je t'ai bien compris et permets moi STP de traduire: le maître enseigne la base à quiconque et les bons tuyaux aux chouchoux (ma patte perso "qui sont en général des fayots").
Seulement, c'est sans compter sur une certaine grandeur d'âme de la part de certains qui donnent sans chercher à recevoir. Même s'ils reçoivent beaucoup plus tard.

"la vision scientifique et/ou technologique" a, tour à tour, enfermé et libéré l'homme; peut être une question de cycle...Mais, sans elle , nous ne serions pas là pour en débattre.
Les allergiques aux NTIC, j'en connais légion, dans mon petit coin : c'est effectivement leur droit.
Mais ne vaut il pas mieux leur expliquer et leur transmettre un tout petit peu , au fur et à mesure ? plutôt que d'arriver à une fracture numérique telle, que la fracture sociale suivra et de façon violente...

Garder le savoir pour garder le pouvoir n'a jamais été ma tasse de thé, et heureusement je ne suis pas la seule.

J'aborde souvent les médias sociaux de façon philosophique: c'est une sorte de garde-fou, et aussi un bon moyen de les pérenniser en refusant les excès.

Je pense qu'en observer l'évolution sera riche en enseignement.

A vous lire tous; cheers

Vincent BARBEROT a dit…

Cédric et Sophie. Je pense que nous nous rejoignons sur différents points :

- la formation classique est trop figée

- la monétisation de la formation n'est plus forcément adaptée, il faut peut-être pensé à un nouveau modèle économique

- l'enseignement est devenu un enjeu stratégique.


Cédric pour avoir longtemps discuté avec toi, je te connais bien. Tu fais parti des personnes qui ont la volonté et la capacité d'être autonome.

Je suis d'accord avec toi, que le coût des formations semblent excessif, car tu la trouves par toi-même avec tes propres outils.

Quant à la transmission du savoir à un " élu " , je n'y crois pas un seul instant. C'est l'éternel débat sur le contenu du savoir, théorie vs pratique.

Je suis pour transmettre un squelette et laisser le formé à créer le corps humain par une multitude d'expériences à faire, toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Etre un " élu " bourré par une multitude de théories ne m'intéresse pas.

Cedric a dit…

@Sophie, je pense que la fracture numérique est plutôt un faux problème, créer par certains lobby pour réduire leurs coûts (facture électronique : 0.007 Euros au lieu de 0,51 Euros, newletters, etc...). Cette fracture s'estompera toute seule, les anciens décèdent pour laisser la place au plus jeune, c'est le chemin de la vie.

Je fais partis des gens qui préfèrent transmettre leurs savoirs aux gens qui en font la demande car je trouve que la connaissance et l'éducation sont des droits fondamentaux, même si mon frigo est vide à la fin du mois, j'ai ma conscience pour moi. Et puis c'est une fausse excuse, car mon frigo n'est peut être pas plein mais il n'est jamais vide.

Lia a dit…

Je suis bien entendu d'accord avec cet article, il me parait évident de devoir évoluer en permanence, que ce soit dans sa vie privée ou dans son travail (enrichissement des connaissances). Mais malheureusement, je vois encore beaucoup de personne aujourd'hui se complaire dans un savoir théorique (que ce soit universitaire ou issue de formation)et ne montrant que peu d’intérêt pour le savoir empirique qui est pourtant, à mon avis, la clé de la réussite. Il m'est arrive plusieurs de fois de croiser des gens qui, avec beaucoup d'emphase, me faisait remarquer un manque de connaissances théoriques, mais étaient absolument incapable de trouver une solution par eux même par manque d’expérience concrète.
Alors effectivement, être curieux, bien entendu mais en restant axé sur la collaboration et le partage :)

Vincent BARBEROT a dit…

Cédric, pour la fracture numérique, je ne suis pas d'accord avec toi, elle n'est pas que générationnelle. Pour le reste, nous fonctionnons de la même manière.

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Aurélia pour ton commentaire et bienvenue sur ce blog. J'ai fait le même constat que toi beaucoup de fois. Ta phrase de conclusion fait parti aussi de ma vision.

Quand je parle de sémantique et d'opendata dans l'entreprise, c'est de cela que l'on parle : partage et collaboration.

Cedric a dit…

Oui c'est vrai, il n'y a pas que la cause générationnelle dans la fracture numérique, il y aussi la cause "argent" pourquoi faire bénéficier du très haut débit ou de la TNT a une bande de "ploucs" qui habitent au fin fond de la campagne, parce que tout simplement les infrastructures coûtent (quand on voit que les opérateurs mobiles n'ont pas fini leur déploiement de la 3G ont les embêtes déjà a acheté des licences pour la 4G, d'après toi, ils vont tout simplement abandonner le 3G (donc les zones non couverte actuellement) ils vont s'équiper 4G (comme l'Arcep leur demande de couvrir un maximum de la population et non un maximum du territoire) ils commenceront pas les grandes agglomérations qui concentrent déjà plus de la moitié de la population et ce qu'ils démontent iront pour "les ploucs".
Ceci était un petit aparté hors sujet et je précise que je suis "un plouc" de la campagne et que mon domaine d'activité et justement le déploiement de système réseau et communication.
pour revenir au sujet qui nous intéresse, je ne trouve pas que "le coût des formations semblent excessif, car tu la trouves par toi-même avec tes propres outils" je dis simplement que si les gens savaient utiliser les bons outils sa irai beaucoup mieux, combien de gens ne savent pas faire une requête correcte avec Google ou un autre moteur de recherche.
Quand on voit toutes les connaissances qu'ont nous apprends a l'école alors que la plupart sont inutiles et ont passent a coté du socle de base, il n'y a jamais eu autant d'illettré et d'analphabète en France.

Vincent BARBEROT a dit…

Cédric, ton petit aparté n'est pas forcément hors sujet. Comme je te l'ai dit sur Twitter, ce sera l'objet d'un prochain article.

L'éternel problème de la formation de base qui est trop théorique en France, je partage ton point de vue. Malgré les réformes de chaque ministre, le principe a toujours été maintenu. Tu ne peux pas aller contre cela, sans des arguments solides. J'aurai pu mettre un autre titre sans changer le texte : " Pour innover, devenez curieux "

Un simple mot qui change et tu élargis le débat : tu apportes une autre vision, et là tu peux combattre pour faire évoluer les choses. Je ne vais pas plus loin, ce sera l'objet du prochain article.