samedi 12 mars 2011

Scoring, E-reputation : Klout est-il fiable ?

La dictature du chiffre :
Depuis quelques temps, j'ai regardé de plus près mon scoring sur Klout. En analysant plus en détail, j'ai découvert des incohérences. La première d'entre elles, l'activité sur Twitter, montre qu'une absence prolongée vous fait baisser sensiblement votre scoring. En d'autres termes, pour maintenir votre scoring vous devez être très actif sur Twitter en permanence. J'en ai conclu que Klout voulait maintenir l'activité chronophage du réseautage, ce qui est contraire au fonctionnement d'une entreprise dynamique et productive.

Pourquoi un tel sous-titre ? Les chiffres de Klout ne reflètent aucune réalité de notre activité. Pourquoi serions-nous moins réputés le fait d'être absent une semaine de Twitter ? D'où le choix du sous-titre : on nous impose une décision unilatérale.


Quantité vs Qualité :
Le scoring sur Klout serait donc basé sur la quantité et non sur la qualité. Pour preuve, la seconde incohérence est de voir que nous sommes l'influenceur d'une personne dont les qualités professionnelles sont indéniables ; ou à l'inverse, d'être soi-disant influencé par une personne où les échanges des tweets étaient de la courtoisie. La e-réputation ne peut pas se résumer en un chiffre, donc la fiabilité du scoring est naturellement remise en cause, et ces derniers temps beaucoup de discussions sont apparues à ce sujet.


Nouvelles métriques :
La e-réputation ne se limite pas à un chiffre, définie par un algorithme mathématique sans un lien avec la réalité. Chacun doit définir son tableau de bord public qui reflète son activité. Votre e-réputation, c'est bien la capacité d'expertise qui favorise votre développement professionnel ET personnel.



N'hésitez pas à laisser vos commentaires, votre vision pour débattre ensemble. Vous pouvez me retrouver sur Twitter ou sur La Fan page Facebook ou tout autre endroit numérique de votre choix en utilisant mon identité numérique unique networkvb.




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15 commentaires:

Msebastien a dit…

Hello Vincent

Je suis parfaitement d'accord avec ton propos pourtant Klout est aussi fiable que l'évaluation du travail en entreprise telle qu'elle est réalisée dans la plupart d'entre elles.

Mais où est le bug ?

la question de l'évaluation de la performance que tu soulignes avec habileté.

Klout ou les joies de l'institutionnalisation des tricheries ?
http://0z.fr/99pHZ

Pour Klout, je suis un spécialiste alors que mes tweets couvrent différents sujets de l'emploi à la formation et des SDF et au consulting.
Ce qui fait que je serais un spécialiste généraliste. CQFD

A plus

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Sébastien pour ton commentaire et d'avoir lancé le débat. Il y a une semaine ou deux maintenant, j'avais eu une discussion à plusieurs sur Twitter au sujet de Klout, d'où l'idée de cet article. Je pense que les gens commencent à percevoir les biais introduits par la technologie si l'on ne pense pas projet et réalité, au lieu de tout le monde l'a donc je dois l'avoir. Pour la faire courte, arrêtons de jouer au concours de " Qui a la plus longue ? ".

Sébastien a dit…

Vincent

J'apprécie bcp ta conclusion que je partage d'où, mais c'est hors contexte, la nécessité pour les entreprise d'embaucher à des postes clefs plus de femmes pour revenir à un des fondamentaux de la performance : la qualité avant la quantité.
Bon dimanche à toi

Vincent BARBEROT a dit…

Sébastien,

Je reconnais que les femmes ont des qualités qui leur sont spécifiques, toutefois les métiers de la communication et du marketing sont déjà très féminisés.

Ton propos n'est pas hors contexte si tu suggères la mixité dans les équipes, car un homme et une femme n'ont pas la même approche et donc cela enrichit l'entreprise.

Bon dimanche à toi aussi.

fbrahimi a dit…

Est-ce la représentation de "réputation" par les chiffres où l'algorithme qui est en cause (nota l'item "régularité"). Je penche pour ce dernier.

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Fadhila pour le commentaire. En effet, c'est bien l'algorithme que je remet en cause.

Comme le dit Sébastien dans son premier commentaire, nous pouvons couvrir plusieurs sujets. A ce moment-là, nous sommes spécialistes de quel sujet ? Quel chiffre serait le plus représentatif de la réalité et qui ferait consensus ?

marktamis.com a dit…

Le problème de fond de Klout est le manque de transparence quant à la façob que ce score est calculé. La boîte noire qu'est Klout va à terme décrédibiliser leur plateforme car les utilisateurs perdront confiance dans sa fiabilité.

un autre point à relever est qu'un seul score ne dit rien sur la 'réputation' qu'on a auprès de ses pairs par rapport à tel ou tel sujet. Moi par exemple je m'intéresse à #scrm, #crm, #cem, #e20, #socbiz, #sociallearning, #acm et #bpm pour ne parler que de Twitter...et je sais que je n'ai pas la reconnaissance de mes pairs au même niveau partout.

En plus, une autre faille est la prise en compte d'un nombre limité de plateformes et sites comme FB, ses blogs. Sur mon blog à moi je n'ai que rélativement peu de pages vues, mais il me sert de tremplin pour la syndication de mes articles par exemple mycustomer, customerthink, customercollective, etc. Il n'est pas rare que le rapport vues sur mon site / vues syndiquées est de l'ordre de 15-20 fois, ce qui n'est pas pris en compte par Klout (car non déclaré spécifiquement), et qui pourrait influencer la portée de mes idées...

Pour continuer, il faudrait qu'on arrête de dire que sa réputation se construit uniquement sur le web. Il y a des personnes influentes qui n'y ont aucune présence, et Klout va complètement passer à côté d'eux...

Bref, calculer un score qui se limite à ce qui est facilement récupérable, et qui est plus n'est pas transparent, et qui est loin d'être complet n'est que du 'pixie dust' comme diraient les anglophones qu'on sème dans les jeux pour endormir tout le monde...

Cdlt,
Mark

Vannsick R a dit…

Billet intéressant Vincent.
Que ce soit Klout ou un autre outil, il faut prendre du recul avec ces metrics et les utiliser pour ce qu'ils sont : un indicateur plus ou moins précis et utile.

Demain, un billet sur d'autres incohérences devrait être publié sur mycommunitymanager.fr ;)

Bon dimanche

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Mark pour ce retour d'expérience qui confirme les discussions récentes sur le sujet.

Le fait que peu de plate-forme soient prises en compte est un aspect important que j'avais également noté.

Je suis d'accord avec toi sur le fait que des personnes influentes existent en dehors du web. Toutefois, elles y sont tout de même présente par leurs écrits et / ou leurs " fans ".

J'adore et je partage ta conclusion très élégante, que la pratique du score unique nous détourne des vrais enjeux de la e-reputation.

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Régis pour ton commentaire et sur la réalité de tels outils comme Klout. J'aime l'idée que cela serve comme indicateur et le côté subjectif qu'il contient. Je t'ai suivi sur Twitter pour se tenir informer mutuellement.

jpperrein a dit…

Effectivement, le système de notation de Klout est pour le moins très simple tout en étant assez obscure. C'est un système, je pense basé sur la culture de base, un peu déformée de Twitter, qui est d'occuper l'espace libre par des chaîne de 140 caractères.
Et effectivement être populaire et influenceur implique d'appuyer souvent sur "entrée".
Clairement, cet outil est très amusant, mais potentiellement dangereux, car il peut valoriser des attitudes (consciente ou non) de spam. Ce qui est très loin des tendances en terme de consommation de l'information. (Voir http://www.3org.com/news/2010/11/la-revolution-informationnelle-amene-l-information-intelligente-autonome/)

Nous sommes aujourd'hui dans l'attente de qualité, surtout face à cette croissance exponentiel de l'information. Du coup, dans quelle mesure un outil comme Klout pourrait valoriser le qualitatif des échanges, et l'influence du contenu des messages postés. Beaucoup plus dur ... et c'est normal, c'est toujours plus dur de faire de la qualité (ou de la mesurer)

Vincent BARBEROT a dit…

Merci Jean-Pascal pour ta participation. Je pense que ces dérives sont dues à l'approche BtoC et à la recherche de satisfaire les investisseurs qui ont la culture des chiffres, avant même de s'intéresser au projet en lui-même. Anthony Poncier a relayé cet article sur Twitter en donnant un exemple criant comme réponse à la question posée : " non, influencé par des gens que je ne suis + depuis 2 ans ;-) "

Sans parler de l'exemple de Régis sur son article MyCommunityManager

valthu a dit…

Bonjour Vincent,

Je me suis absentée des réseaux pendant une semaine environ, et j'ai vu aussitôt la chute de mon "score" Klout : de 60 j'ai perdu un point, alors que je twittais un peu tout de même, certes beaucoup moins qu'en période de pleine activité...

Valérie

Valérie a dit…

Oui Klout ne prend à ce jour dans son calcul et son algorithme que peu de réseaux sociaux, mais il annonce justement que ça va évoluer, prise en compte des fans pages Facebook annoncée, ainsi que Wordpress...
Valérie

AnathalieTM a dit…

Je suis 100% d'accord avec toi Vincent :)

Ce qui est dommage c'est que le chiffre commence à influencer le regard des gens, des entreprises sur les personnes aux gros chiffres!
Voir cet article : http://raymondmorin.com/2011/08/portfolio/entreprendre-2-0-linfluence-sur-le-web/
Ce n'est pas parce qu’on a un bon score Klout qu'on a un bon contenu hélas!

Mais quel stress de se dire qu'il faut absolument maintenir son score Klout au lieu de laisser parler son esprit et son feeling ? De chercher le vrai partage et la vraie communication ?

Tant pis je serai out mais je n’adhérerai pas à Klout ou équivalent d’ailleurs :(