jeudi 31 mars 2011

Knowledge Management, Curation et Community Management

Dans une entreprise quelque soit notre poste, nous avons une fonction précise. Cette dernière s'appuie sur des missions qui constituent elles-mêmes un objectif pour atteindre un but. Lors d'une discussion sur Twitter avec Fadhila BRAHIMI, nous nous sommes posés la question avec d'autres de la curation.

Dans ce domaine de la curation, je vous renvoie sur le dossier très complet de Pierre Tran de 01net Pro. Je vais d'ailleurs m'appuyer sur ce dossier, étant présent dans la dernière partie. C'est une façon de compléter mes propos.


La curation : une mission transversale.
La curation existe, le curator non. A partir du moment où l'on conçoit la curation comme une mission, le métier de curator ne peut pas exister. Si nous traduisons curator par conservateur de musée, cela sous-entend que nous acceptons de transférer la gestion de nos connaissances à une tierce personne. La question a été souvent posée, sommes-nous tous curator ? Oui, car c'est une mission et non un métier. J'irai même plus loin, ce n'est même pas une mission transversale au sens strict : c'est plus un outil d'aide. L'objectif est de gérer ses propres connaissances.


L'enjeu de la gestion des connaissances (knowledge management)
La devise du projet " Networkvb " : prendre le contrôle de vos données. Si vous contrôler vos données brutes, vous pouvez les transformer en informations, puis en connaissances (données nettes). Cela doit rester un objectif professionnel pour pouvoir en toute circonstance s'adapter. Il faut sortir du buzzword et replacer tous les éléments dans votre contexte et pour votre usage.


Web 3.0 : gestion de projet, gestion du poste de travail, gestion de carrière, ...
Le but ultime de notre présence numérique est-il de collectionner des contacts, d'amasser des documents et des données, de développer sa marque pour le plaisir ou de développer ses compétences pour un épanouissement professionnel ? Quelque soit votre but, des entreprises seront toujours intéressées par vous. Par provocation, je dirai, soyons tous l'auto-entrepreneur de nos données.


Peut-on vraiment être un community manager ?
Ne serait-ce pas comme le curator ? Une communauté n'appartient à personne et à tout le monde à la fois. Dans les pratiques, cela donne l'impression de créer des silos coupés du monde. Si la fonction de community manager est plus légitime que le curator, je ne suis pas sûr qu'elle s'impose dans l'entreprise à long terme. Pourquoi ? elle n'a pas encore créé le changement structurel nécessaire au sein de l'entreprise.



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samedi 26 mars 2011

Changement structurel : le scoring RH

Pour faire suite à l'article RH une révolution en marche en lien avec celui sur la réputation, je vais détailler mon propos et répondre en même temps à une discussion sur Twitter avec Jean-Noel et Kim.


La place du département RH dans l'entreprise :
A l'heure actuelle, il n'est pas toujours considéré à sa juste valeur, car sa rentabilité est difficile à quantifier. Ces derniers temps, j'ai eu tendance à m'emporter sur l'extase que la plupart porte sur les chiffres du web 2.0 en particulier. Les DRH ne se valorisent pas assez alors que la richesse de l'entreprise se trouve en leur sein.



La fusion des RH internes et externes :
De quoi parle-t-on ? Je parle des femmes et des hommes qui font marcher l'entreprise. Les employés (maison-mère et autres établissements) forment la partie traditionnelle des RH (RH interne selon ma terminologie), mais il y a aussi les fournisseurs, les partenaires et surtout les clients (RH externe selon ma terminologie). Ceci est rendu possible grâce à l'émergence et au développement de la co-création. Cette fusion va rendre le CRM et SCRM obsolètes, du moins l'entreprise pourra s'appuyer sur cette expérience pour mener la fusion à bien.



Changement structurel, le New Deal des entreprises :

Cette fusion, c'est le changement structurel que je propose aux entreprises. On ne peut pas libérer les données (Opendata, Linkeddata) sans libérer les auteurs. Cette libéralisation doit favoriser le développement de l'innovation dans l'entreprise grâce à une meilleure circulation des idées. Ainsi chaque personne est responsable de ses données et identifiée comme tel, une nouvelle génération de Diaspora. De ce fait, on peut facilement concilier cela avec le télétravail, la personne étant autonome dans son travail et disposant à titre privé ou professionnel des outils adéquats.



Le deal : soyez votre propre plate-forme ? Qu'en pensez-vous ?




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jeudi 17 mars 2011

RH 1.0, RH 2.0, SIRH 3.0 : une révolution en marche

Le projet " Networkvb " met les ressources humaines au coeur de ses préoccupations. L'évolution du web incite à la plus grande prudence quant au rôle des personnes et des données. Nous avons de plus en plus d'outils à notre disposition entraînant un besoin d'immédiateté de notre environnement. Comme l'indique le titre, l'article est composé de trois parties qui constituent pour moi une évolution à prendre en compte.

RH 1.0 : la gestion des femmes et des hommes
On va dire que c'est l'époque du travail garanti en CDI.


RH 2.0 : la gestion du poste de travail
Le poste informatisé est la règle, le salarié s'efface devant la machine. Les données prennent de plus en plus d'importance, c'est l'époque où l'on doit gérer la fameuse " infobésité " ou la surinformation. Le salarié doit s'adapter à la technique : le combat est lancé.


SIRH 3.0 : la gestion d'un écosystème
Nous sommes parvenu à gérer en même temps les personnes et les données, la surinformation est un lointain souvenir. L'entreprise parvient à redéfinir ses priorités où les RH sont au coeur du dispositif.



" Networkvb " a pour objectif de construire avec vous votre SIRH 3.0 où le H de RH prendrait tout son sens avec une formation continue grâce au e-learning 3.0, avec une gestion de carrière maîtrisée et non subie, favorisant naturellement la conduite du changement au sein de l'entreprise. Je ne définis pas un monde de bisounours, je définis le champ des possibles avec les outils que l'on dispose.

Cet article est avant tout une image à un instant T de ma propre conception pour lancer le débat. Vous êtes dans la fonction RH ? N'hésitez pas à intervenir pour l'expliquer de l'intérieur à nos lecteurs.





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samedi 12 mars 2011

Scoring, E-reputation : Klout est-il fiable ?

La dictature du chiffre :
Depuis quelques temps, j'ai regardé de plus près mon scoring sur Klout. En analysant plus en détail, j'ai découvert des incohérences. La première d'entre elles, l'activité sur Twitter, montre qu'une absence prolongée vous fait baisser sensiblement votre scoring. En d'autres termes, pour maintenir votre scoring vous devez être très actif sur Twitter en permanence. J'en ai conclu que Klout voulait maintenir l'activité chronophage du réseautage, ce qui est contraire au fonctionnement d'une entreprise dynamique et productive.

Pourquoi un tel sous-titre ? Les chiffres de Klout ne reflètent aucune réalité de notre activité. Pourquoi serions-nous moins réputés le fait d'être absent une semaine de Twitter ? D'où le choix du sous-titre : on nous impose une décision unilatérale.


Quantité vs Qualité :
Le scoring sur Klout serait donc basé sur la quantité et non sur la qualité. Pour preuve, la seconde incohérence est de voir que nous sommes l'influenceur d'une personne dont les qualités professionnelles sont indéniables ; ou à l'inverse, d'être soi-disant influencé par une personne où les échanges des tweets étaient de la courtoisie. La e-réputation ne peut pas se résumer en un chiffre, donc la fiabilité du scoring est naturellement remise en cause, et ces derniers temps beaucoup de discussions sont apparues à ce sujet.


Nouvelles métriques :
La e-réputation ne se limite pas à un chiffre, définie par un algorithme mathématique sans un lien avec la réalité. Chacun doit définir son tableau de bord public qui reflète son activité. Votre e-réputation, c'est bien la capacité d'expertise qui favorise votre développement professionnel ET personnel.



N'hésitez pas à laisser vos commentaires, votre vision pour débattre ensemble. Vous pouvez me retrouver sur Twitter ou sur La Fan page Facebook ou tout autre endroit numérique de votre choix en utilisant mon identité numérique unique networkvb.




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