jeudi 11 février 2010

Google : la dictature numérique ?

Depuis hier, tout le monde parle de Google Buzz. Personnellement, j'ai choisi de ne pas l'utiliser. J'ai bien un compte Gmail, car c'est souvent le passage obligé dans la galaxie Google, mais je ne pense pas utiliser Buzz.

Pourquoi un tel titre ? Tout simplement pour apporter un point de vue différent, sans pour autant dire si je suis un pro-Google ou un anti-Google, ce n'est pas le débat.

Quels sont les services Google que j'utilise ? Gmail, Blogger, Analytics, Orkut, Wave, Adsense, Profiles, ... Si une entreprise vend un seul produit, elle multiplie les risques en cas de retournement économique. De ce point de vue, la diversification de Google est un exemple parfait de gestion d'entreprise. Pourquoi Google est parvenu à être incontournable et omniprésent sur le Web. Où est l'époque du simple moteur de recherche ?

A l'inverse, une entreprise a-t-elle intérêt à avoir un seul fournisseur ? Pour les mêmes raisons que le paragraphe précédent, la réponse est non. De ce fait, nous ne devrions pas utiliser tous les services Google. Pourtant dans la réalité, nous le faisons, car Google est dans une situation de quasi-monopole. L'inertie latente dont font preuve la majorité des concurrents de Google facilite et accentue la pénétration de nouveaux marchés pour ses activités. Google construit son jeu de Lego pour étendre son influence le plus largement possible.

Depuis quelques temps, Google est confrontée à une résistance inattendue : la Chine et depuis peu l'Iran. Avec un brin provocateur, je rajouterai la France avec sa taxe " Google " et les différentes lois HADOPI, LOPPSI et ACTA.

Google est une entreprise américaine qui sait gérer ses affaires et qui s'introduit dans les brèches laissées vacantes par ses concurrents potentiels : c'est le libéralisme d'Adam Smith et son fameux " laisser faire, laisser aller "

Google donne donc le sentiment d'être une dictature numérique pour ses détracteurs, doit-on se réjouir que des dictatures bien réelles s'opposent à Google pour créer un concurrent national à la place en mettant en place des méthodes protectionnistes. Autant la taxe " Google " me semble une hérésie pour combattre Google, autant la démarche de l'Iran et surtout de la Chine est commercialement parlant justifiable. Entre dictature, ils se comprennent c'est normal.

Si je vais sur le compte de ma page Google, j'ai tous les services de lister, mais je ne peux pas toujours passer directement d'un service à un autre. Google ne s'embarrasse pas de chercher une présentation adaptée à l'utilisateur final, ce n'est pas son problème. Je site cet exemple simplement pour dire que l'on peut attaquer commercialement Google, sans forcément le faire frontalement.

Si dans mon projet en cours, Networkvb, je veux créer un nouvel écosystème comme Google, je vais partir d'un domaine suffisamment éloigné de son approche, pour pouvoir me développer sereinement un certains nombre d'années, avant d'avoir toutes les armes pour me défendre correctement. S'appuyer sur un benchmarketing Google en utilisant les mêmes armes est une méthode qui semble pertinente ? N'hésitez pas à laisser vos commentaires pour débatte ensemble sur le système Google.







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