mercredi 27 janvier 2010

Hadopi, Loppsi, Acta, taxe " Google " : des combats d'un autre siècle

De plus en plus de personnes tirent le signal d'alarme contre des lois dites " répressives " et dangereuses pour l'avenir de l'Internet et du Web 2.0 en particulier. Je suis sensible à cela puisque mon projet se base sur le Web 2.0 et ses évolutions.

A chaque fois que le politique veut réguler un secteur, il fait le mauvais choix. Je suis contre la taxe " Google " pour la simple raison que cela cache l'absence d'une vrai politique industrielle et économique de nos dirigeants. Ces derniers n'ont pas d'idées, donc ils taxent ceux qui ont des idées. Le meilleur exemple est la bataille de chiffonniers entre EDF et Areva, avec la perte récente d'un gros contrat. Maintenant, GDF-Suez s'invite dans le débat. Et pourquoi pas une fusion entre les trois pour conquérir des marchés à l'export et créer une vrai fillière ? Un monopole en France est un nain à l'international. Un monopole en Europe est un leader international potentiel. Il faut en France et en Europe donner les moyens aux entreprises.

Revenons-en à la taxe " Google " et à son utilisation par nos dirigeants, elle servira à quoi ? Rien sur le sujet : simplement lutter contre le téléchargement illégal ? Combien représente l'industrie de la musique dans l'économie face à toutes les autres industries ? Le volet numérique du grand emprunt propose-t-il vraiment une vraie politique industrielle et économique pour créer des champions internationaux ? C'est sa volonté, mais à la lecture des différents retours, je ne suis pas convaincu. L'Europe joue un rôle central, mais on a jamais voulu lui donner les moyens de fonctionner correctement. Google a construit sa position dominante grâce à la vision de ses dirigeants et à la non-intrusion du politique dans sa gestion. La bataille entre Google et la Chine en est le meilleur exemple.

Pour moi, la France est un marché local, l'Europe le marché national et le reste compose le marché extérieur à conquérir.

Hadopi est géré et défendu principalement par le Ministère de la Culture. A quoi sert le Secrétariat d'Etat à l'Economie Numérique ? NKM s'il vous plaît battez-vous avec nous pour reprendre l'initiative et élargir le débat. Il existe des directives européennes qui doivent être transcrites en droit local. En Italie, une interprétation locale va à l'encontre de la directive européenne. Les italiens ont donc la possibilité de saisir la Cour Européenne. Nous avons donc la possibilité nous aussi en France de vérifier et d'utiliser tous les moyens à notre disposition. Le combat doit être européen, arrêtons d'être nombriliste.

Pour gagner la bataille, nous devons avoir des champions numériques européens face à Microsoft, Cisco, Oracle-Sun, Apple et Google. Le numérique permet de réduire le cycle de production du produit, donc d'être plus rentable, d'avoir une couverture internationale plus rapidement aussi. il faut que nos politiques apprennent à mieux connaître l'économie numérique et l'effet de levier qui l'induit dans les autres secteurs économiques : en résumé ne plus en avoir peur. C'est aussi aux entreprises d'accélérer le basculement dans le Web 2.0 et de développer des alternatives.

Les politiques n'ont pas d'idées, alors il faut que nous en ayons pour eux. Je vous propose de relayer ce message et de mettre en commentaire les alternatives que vous suggérez pour éviter le tout répressif avec ces lois d'une autre époque.





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vendredi 15 janvier 2010

Intranet 2.0 : la fin de la liste de diffusion et de l'email ?

Intranet : réseau interne à l'entreprise basé sur les technologies de l'Internet.
Extranet : réseau interne de l'entreprise et de son environnement immédiat, qui peut-être composé de ses clients, de ses fournisseurs, de ses commerciaux en ligne, ...

Aujourd'hui, je vais donc vous parler de l'intranet 2.0 tel que je le conçoit dans le cadre de ma création d'entreprise. Comment vais je concevoir mon entreprise ?

Tout d'abord, je vais m'appuyer sur mon réseau de contacts à travers le monde. En fait virtuellement, j'ai déjà mon entreprise : des secrétaires (virtual assistant), des juristes, des financiers, des banquiers et des informaticiens. Donc grâce au Web 2.0, j'ai déjà ma présence internationale assurée.

Si l'on transpose le Web 2.0 à l'entreprise, nous devons obtenir la même chose. Simplement, il est nécessaire d'organiser celle-ci différemment : changer nos habitudes.

En réfléchissant à mon projet, j'ai voulu organiser différemment la messagerie proposée par mon hébergeur. Par ailleurs, plus l'on navigue sur Internet, plus on s'inscrit sur des sites qui nous propose des listes de diffusion. Pour moi, ce sont 2 outils issu du web 1.0 qui n'ont plus forcément une place prépondérante. J'ai eu l'occasion de faire plusieurs commentaires sur l'un des blogs de Frédéric Cavazza. Je voudrait prolonger ces discussions. Il existe des alternatives à l'usage intensif de l'email, surtout pour un usage interne dans l'entreprise. Frédéric Cavazza dans les commentaires citait comme anecdote deux employés au même étage communicant par mail. Pire, c'est un couple dans deux pièces différentes utilisant le mail, véridique.

Si la fin de l'année 2009 et par conséquent le début de celle-ci, nous parlons de plus en plus du real-time, nous comprenons que le mail et la liste de diffusion ne sont pas adaptés pour ce type d'organisation.

Si l'on y regarde de plus près, nous constaterons que l'essentiel de l'information n'arrive plus par le mail, mais par les réseaux sociaux et le blogging ou micro-blogging. Avec un petit effort de programmation, nous pouvons maitriser les principales sources d'informations de l'entreprise pour les rendre opérationnelles en real-time. Qu'en est-il du mail ou pire de la liste de diffusion ? Avec Outlook, c'est difficilement exploitable, et d'une manière générale avec toute messagerie.

Personnellement, je crains que le real-time fausse les évolutions majeures dans l'organisation de l'entreprise. Je préfère le concept de "on-demand" qui pour moi correspond mieux à la recherche de la productivité et de la rentabilité de l'entreprise. En real-time comme sur Twitter, vous êtes sur-informés en un temps record, entrainant un aspect chronophage non bénéfique pour votre entreprise et donc pour vous-même.

Par exemple, dans l'Intranet 2.0, nous n'aurions plus de fichiers joints à nos mails, un simple lien vers une zone de stockage. La liste de diffusion peut très bien être remplacée par un flux RSS (fichier XML) disponible en ligne, un wiki ou un blog et le moteur de recherche de l'Intranet 2.0 irait chercher "on-demand" selon vos besoins. Pour moi, l'Intranet 2.0 est d'ériger la gestion de projets en système d'organisation de l'entreprise : un bureau virtuel pour une activité réelle et productive.

Combien de fois avez-vous eu une tonne de mails à trier suite à une semaine de vacances par exemple ou simplement 2 jours de formation ? Imaginez maintenant que vous n'avez plus à faire cette corvée en arrivant le matin au bureau.

Au début de l'article, je vous avais dit un peu pompeusement que mon entreprise existait virtuellement. Et si vous organisiez votre entreprise à la fois réellement et virtuellement de la même façon ?

N'hésitez pas à réagir à cet article en confirmant ou en infirmant les idées énoncées. J'aimerai beaucoup avoir votre retour avec vos exemples. J'aurai plaisir à y répondre.





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mercredi 13 janvier 2010

Listes Twitter : 5 actions pour la stratégie de l'entreprise

Les listes Twitter ont déjà quelques mois d'existence, elles sont retombées rapidement dans l'oubli. Pourtant, elles ont à mes yeux un intérêt majeur dans l'utilisation de Twitter. Moins précis que le système de tags que l'on retrouve dans la majorité des réseaux sociaux, les listes restent un outil intéressant.

Pour moi, surtout dans le cadre du projet NETWORKVB, c'est un outil stratégique dans l'entreprise, au même titre qu'un certains nombre d'outils Internet. De ce fait, j'ai décelé 5 actions concrètes pour la stratégie de votre entreprise :




1 - Nommer correctement les listes

En effet, lors de la mise en place de cet outil, nous avons vu fleurir des noms de listes très exotiques. Puis certains utilisateurs ont pris conscience de l'intérêt de ces listes, comme un outil de perception de notre image. Ainsi, en fonction de ces noms on avait une idée plus précise pour savoir comment nous étions perçus par nos followers. Ainsi, les listes Twitter deviennent un outil pour le Personal (ou Business) Branding Management.



2 - Intégrer au système d'information

Pourquoi une telle action ? C'est le prolongement de la première action. Les listes Twitter sont utiles à l'entreprise, donc elles doivent être gérées et intégrées au fonctionnement de l'entreprise. Les listes Twitter deviennent une source d'informations, tout comme d'autres outils utilisés par l'entreprise. Un outil pour le Community Management ?



3 - Manager les données


Une fois nommée et intégrée dans l'entreprise, nous devons savoir comment utiliser les listes Twitter. C'est simplement un outil de gestion des données au même titre que les tags dans les réseaux sociaux. C'est d'ailleurs un rôle relativement nouveau dans le sens où la multiplicité des informations reçues impose de gérer au mieux cette action. Ce rôle serait tenu dans l'entreprise par le "Master Data Management " qui serait le garant de l'intégrité des données quelquesoit sa source d'origine. Ce manager de la nouvelle génération doit coordonner différents outils et différentes méthodes (tags et listes). Si nous prenons Delicious, cet outil permet de classer des bookmarks selon des tags, mais aussi et c'est moins connu par des bundles (dossier regroupant plusieurs tags). Si nous prenons Pearltrees, ces mêmes bookmarks sont classés par un système de répertoires schématisé par un arbre de perles. Nous avons donc aussi les listes Twitter, il faut donc coordonner tout cet ensemble disparate. L'idée est d'organiser au mieux ces données pour réduire au maximum l'aspect chronophage de cette activité.



4 - Répertorier les compétences

En faisant preuve de rigueur, nous pouvons mieux définir le profil que nous suivons, pour mieux savoir quand nous pourrons faire appel à ses compétences. Si dans la première action, les listes Twitter servaient à mieux cerner notre perception de nous-même vis à vis des autres, ici nous sommes dans la démarche inverse. Ce classement permet de mieux définir les compétences et les sources d'informations pour un sujet donné en rapport avec notre activité. En d'autres termes, si au début on tweete au hasard, en utilisant au mieux les listes Twitter nous pouvons nous adresser directement à la bonne compétence encore plus rapidement. A l'heure où le real-time semble prendre de plus en plus d'ampleur, c'est un atout majeur.



5 - Détecter les tendances


Je dirai que c'est le rôle premier des listes Twitter bien constituées. Mieux que les alertes Google ? Oui, si l'on garde à l'esprit que les données brutes obtenues doivent être travaillées pour devenir un avantage concurrentiel pour votre entreprise. Il est beaucoup plus facile d'intégrer les données Twitter que le résultat d'une recherche Google dans votre système d'informations. De plus avec une alerte Google, vous obtenez une donnée unique et brute. Tandis qu'avec les listes Twitter, vous obtenez une compétence, un réseau et votre information.




A la lecture de l'article, vous allez voir mon profil Twitter ici, pour vérifier si j'applique mes propres conseils. Vous constaterez avec frayeur que je ne le fais pas totalement. Ne vous inquiétez pas, je suis dans la phase de mise en place de mon projet de création d'entreprise. En conséquence, le prototype que je développe pour ce projet n'est pas totalement finalisé, d'où ce décalage entre les dire et les faits. En effet, ces 5 actions nécessitent un travail important pas toujours perceptible par celui qui bénéficie de sa mise en oeuvre.





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mardi 12 janvier 2010

Blog corporate : quelle stratégie ?

Nous continuons notre série d'articles avec l'un des éléments du Web 2.0 : le blog corporate et sa place dans la stratégie de l'entreprise.

Pour cela, je m'appuie sur 2 autres blogs de mes amis Twittos : Karine et Christophe.

Nous sommes tous les trois d'accord sur le fait que le blog corporate est l'outil 2.0 central de la communication d'entreprise. Le blog s'enrichit en s'appuyant sur les réseaux sociaux, grâce à l'intégration de petits codes sur le blog, Christophe dans son article y fait largement référence. J'ai moi-même mis en place l'un de ces outils sur ce blog : le système de commentaires (DISQUS), merci à toi Christophe.

Par contre, si je mets ma casquette de technicien ou d'utilisateur lambda. Je me pose une multitude de questions que l'on pourrait résumer ainsi : Comment puis-je faire pour m'y retrouver dans toute cette multitude d'informations ?

Qui n'a pas eu des difficultés à gérer la multiplicité des réseaux sociaux, Facebook et Twitter ne sont pas les seuls, pour retrouver une information ? Comment doit-on traiter ces informations pour obtenir une donnée vérifiée, structurée et valorisée au mieux pour la stratégie de l'entreprise ? Peut-être que vous avez déjà des solutions. Les aggrégateurs actuels peuvent être une solution parmi d'autres.

Nous savons que les entreprises sont frileuses face à ces outils, certaines interdisant même à leurs salariés l'accès aux réseaux sociaux. Ces choix à long terme vont à l'encontre du développement, notamment à l'international, économique de l'entreprise. Je dispose grâce aux réseaux sociaux de la capacité à me développer à l'international. Pourtant, il m'est toujours difficile de gérer correctement ces données " brutes ", c'est pourquoi je travaille sur la mise en place d'une solution sur-mesure pour y parvenir.

Pour moi, les outils actuels ne permettent pas à l'entreprise de s'approprier ces propres données, car ils ont été développés dans une démarche Internet (développement de masse, grand public). Par exemple, nous avons débattu à plusieurs avec l'un de mes contacts de l'intérêt de Google Wave pour une entreprise en Intranet : pas adapté à l'heure actuelle.

Le blog corporate semble s'adresser uniquement aux clients, a priori, et c'est le community manager qui aurait la charge de cet outil. Dans mon précédent article, j'ai donc assimilé le community management à un service clientèle 2.0, comme une définition de la fonction. Que faisons-nous des autres interlocuteurs de l'entreprise ? Le client au centre de la stratégie de l'entreprise, c'est normal. Pour qu'il y ait un centre, il faut un ensemble plus vaste, non ? Je laisse le débat ouvert pour vos commentaires.


Vous pouvez retrouver l'article de Karine ici

Vous pouvez retrouver l'article de Christophe ici



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lundi 11 janvier 2010

Vision Web 2.0 du projet NETWORKVB

Aujourd'hui, je lance une nouvelle série d'articles qui s'appuie sur la lecture d'autres blogs. Ainsi, les articles seront plus des dialogues avec mes contacts et dans la continuité de leurs propres articles.

Je remercie donc d'avance Elodie et Tiffen, que vous pouvez retrouver sur Twitter comme moi : Elodie, Tiffen.

Tout le monde a sa version du Web 2.0, nous la comprenons différemment aussi. Pour Elodie, c'est le rôle du Community Manager qui l'attire. Pour Tiffen, elle se demande où en est le Web 2.0 et surtout ses implications dans nos usages.

Pour moi, c'est véritablement l'émergence d'une nouvelle organisation d'entreprise qui ne peut pas se limiter à un rôle, le Community Manager.

Dans mes commentaires, j'avais dit à Elodie que pour moi le community management est simplement un service clientèle 2.0, et Marie-Eve a commenté en confirmant cette impression. Un certains nombre de commentaires disaient que le Web 2.0 n'était pas arrivé à maturité, notamment dans les entreprises et que par conséquent c'était toujours d'actualité. Pour certains, le Web 2.0 c'est le Web : une évolution parmi d'autres, notamment pour Frédéric Cozic.

Facebook et Twitter sont les arbres qui cachent la forêt dans le monde Web 2.0, l'écosystème est beaucoup plus vaste et plus complexe. Je ne les considère pas comme de vrai réseaux sociaux, contrairement à Linkedin ou Viadeo pour ne citer qu'eux. Le Community Manager a donc une pléthore d'outils 2.0 à sa disposition pour repenser son rôle, mais aussi le fonctionnement dans son ensemble de son entreprise. Comme le dit Elodie dans son article, la principale difficulté est de gérer cette surinformation qui vient à nous, nous sommes passés à une communication push : l'information vient à nous.

Pour moi, l'entreprise 2.0 est à créer, avec d'autres acteurs de l'entreprise en plus du Community Manager. J'ai déjà eu l'occasion de parler notamment de Business Branding Management dans mes précédents articles, je vous encourage à les lire ou les relire. Tout le monde, en ce début d'année, s'est lancé dans le real-time dans la continuité de 2009 et des partenariats entre Twitter et les moteurs de recherche, dont Google. Certains commentaires dans l'article de Tiffen le mentionnaient, notamment Frédéric Cozic. Je suis plus orienté vers le concept " on demand " et donc plus dans la réponse à comment organiser les données. De ce point de vue, je rejoins un autre commentaire qui trouvait le Web 1.0 mieux (il se définit comme un " vieux de la vieille "), car plus proche et moins orienté vers l'aspect quantitatif. Pour moi, le Web 2.0 n'est pas encore suffisamment qualitatif.

Retrouvez les commentaires de l'article d'Elodie ici
Retrouvez les commentaires de l'article de Tiffen ici




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